Comment diagnostiquer une maladie sur son olivier ?
Face à un olivier qui souffre, le réflexe naturel est d’agir vite. Mais traiter sans savoir, c’est prendre le risque d’appliquer le mauvais remède. La première étape est toujours l’observation : regardez attentivement les feuilles, le tronc, les branches et les olives avant de poser un diagnostic.
Lire les symptômes visuels : feuilles, tronc, olives
Un bon diagnostic visuel se construit en trois zones distinctes :
- Les feuilles : taches circulaires ou diffuses, jaunissement, noircissement, feuilles enroulées ou tombant prématurément — chaque signe pointe vers une famille de problème différente.
- Le tronc et les branches : écorce qui se fendille, galles rugueuses, branches sèches, plaies suintantes signalent souvent une atteinte bactérienne ou une maladie vasculaire profonde.
- Les olives : taches brunes, fruits vérolés, galeries internes ou chute prématurée concernent plutôt les maladies et ravageurs qui s’attaquent aux fruits.
Sur un olivier en pot, la sensibilité est souvent accrue : la contrainte racinaire, le substrat qui retient l’humidité et la faible circulation d’air amplifient les problèmes fongiques. Sur un olivier en pleine terre en région méditerranéenne, ce sont les conditions hivernales humides qui déclenchent la majorité des infections.
Maladies fongiques vs bactériennes vs ravageurs : les grandes familles
Distinguer ces trois catégories oriente immédiatement le traitement :
- Maladies fongiques (cryptogamiques) : causées par des champignons microscopiques, elles se manifestent généralement par des taches foliaires, des moisissures ou un dépérissement progressif. Les traitements à base de cuivre (bouillie bordelaise) et les fongicides homologués sont la réponse habituelle.
- Maladies bactériennes (bactérioses) : elles touchent souvent les tissus ligneux (tronc, rameaux) et se traduisent par des galles, des chancres ou des plaies ouvertes. La taille sanitaire et la désinfection des outils sont ici essentielles.
- Ravageurs : cochenilles, mouches et autres insectes ne sont pas des maladies à proprement parler, mais leurs dégâts affaiblissent l’arbre et ouvrent la porte aux infections secondaires. Identifier le ravageur est indispensable avant tout traitement.
Les sections suivantes décrivent chaque problème dans l’ordre de fréquence, en commençant par ce que vous voyez sur l’arbre.
L’œil de paon : la maladie fongique la plus répandue
L’œil de paon est la maladie cryptogamique la plus fréquente sur Olea europaea en France, particulièrement dans le bassin méditerranéen. Elle est causée par le champignon Cycloconium oleaginum (aussi appelé Spilocaea oleagina) et peut provoquer une défoliation massive si elle n’est pas contrôlée.
Symptômes en photos : taches circulaires brun-jaunâtre sur les feuilles
Ce que vous observez sur votre arbre :
- Taches circulaires de 2 à 10 mm, brun-jaunâtre à olivâtre, sur la face supérieure des feuilles.
- Un halo jaune entoure souvent la tache centrale — c’est cet aspect « œil » qui donne son nom à la maladie.
- Les feuilles atteintes jaunissent puis tombent, laissant les branches progressivement dégarnies.
- On parle aussi de tavelure de l’olivier dans certaines régions.
La défoliation est souvent visible dès la fin de l’automne et se poursuit jusqu’au printemps, qui correspond au pic d’activité du champignon par temps frais et humide.
Conditions favorisantes : humidité et mauvaise aération
Cycloconium oleaginum se développe idéalement entre 10 et 20 °C, avec une humidité relative élevée. Les hivers doux et pluvieux du pourtour méditerranéen créent des conditions quasi parfaites. Dans un verger ou un jardin dense, le manque de circulation d’air entre les feuilles aggrave considérablement les contaminations.
Traitement : bouillie bordelaise et taille d’aération
La bouillie bordelaise reste le traitement préventif de référence, utilisable en agriculture biologique (UAB). Deux applications sont recommandées : une en automne avant les premières pluies (octobre-novembre) et une au printemps (mars-avril) avant le débourrement. Respectez les doses indiquées sur l’emballage, généralement autour de 20 g/L pour une préparation maison.
En complément, procédez à une taille d’aération pour dégager le centre de l’arbre. Ramassez et détruisez les feuilles tombées — elles constituent le principal réservoir de spores pour la saison suivante. La Clinique des Plantes propose une fiche clinique détaillée sur cette maladie, utile pour affiner le diagnostic visuel.
La fumagine : le champignon noir sur les feuilles
Si vos feuilles d’olivier sont recouvertes d’une pellicule noire collante qui ressemble à de la suie, vous avez probablement affaire à la fumagine. Cette maladie est souvent la première que l’on remarque, et la plus spectaculaire visuellement.
Symptômes en photos : voile noir collant sur le feuillage
- Dépôt noirâtre, poussiéreux ou légèrement collant, recouvrant la surface des feuilles, des rameaux et parfois des fruits.
- Le feuillage perd de son éclat, les feuilles peuvent jaunir sous l’effet de l’ombrage créé par le champignon.
- La fumagine se développe sur un substrat visqueux — le miellat sécrété par des insectes piqueurs-suceurs.
Lien avec cochenilles et pucerons (miellat)
La fumagine n’est pas une maladie primaire : elle est toujours secondaire à la présence d’insectes. Cochenilles de l’olivier (Saissetia oleae) et pucerons sécrètent un miellat sucré sur lequel se développent des champignons noirs (principalement du genre Capnodium). Traiter la fumagine sans éliminer les insectes responsables est parfaitement inutile : elle reviendra dès la saison suivante.
Comment éliminer la fumagine durablement
- Identifier et traiter le ravageur à l’origine : cochenille (voir section dédiée) ou puceron. C’est la priorité absolue.
- Nettoyer les dépôts : un savon noir dilué (5 à 10 ml/L) appliqué au pinceau ou en pulvérisation douce aide à décoller la suie végétale sans agresser les feuilles.
- Favoriser la circulation d’air via une taille légère pour décourager la réinstallation des colonies d’insectes.
Une fois les ravageurs maîtrisés, la fumagine disparaît naturellement à la faveur des pluies et de la reprise végétative.
La tuberculose et le chancre : maladies bactériennes du tronc
Parmi les maladies du tronc de l’olivier, la tuberculose bactérienne est la plus caractéristique. Elle inquiète souvent les jardiniers qui découvrent des excroissances étranges sur l’écorce de leur arbre.
Symptômes en photos : galles, plaies ouvertes, écorce qui se soulève
- Galles ligneuses : excroissances rugueuses, de la taille d’une bille à celle d’un poing, sur le tronc, les branches maîtresses et parfois les rameaux.
- Chancres : plaies ouvertes ou suintantes sur l’écorce, avec des fissures noirâtres.
- L’écorce se soulève progressivement autour des lésions, et les tissus en dessous apparaissent brunis.
- Les plaies de taille ou de grêle constituent les portes d’entrée favorites de la bactérie.
Pseudomonas savastanoi : la bactérie responsable
La tuberculose de l’olivier est causée par Pseudomonas savastanoi pv. savastanoi, une bactérie qui pénètre dans les tissus par les blessures et les stomates. Elle provoque la formation de galles par prolifération cellulaire anormale. La maladie est favorisée par les hivers humides, les blessures de grêle au printemps et les outils de taille mal désinfectés. Les zones à risque élevé correspondent aux régions à fortes précipitations hivernales couplées à des températures douces.
Traitement : taille sanitaire et désinfection des outils
Il n’existe pas de traitement curatif chimique efficace contre Pseudomonas savastanoi. La gestion repose sur :
- Taille sanitaire : exciser les galles et les branches touchées bien en dessous de la zone infectée, jusqu’au bois sain.
- Désinfection systématique des outils entre chaque coupe, avec de l’alcool à 70° ou un produit désinfectant homologué — c’est le point critique pour éviter la contamination croisée.
- Application de bouillie bordelaise sur les plaies de taille fraîches, notamment en automne, pour limiter les infections.
- Brûler (ou éliminer en déchetterie) les déchets de taille infectés — ne pas les composter.
La verticilliose : la maladie la plus redoutée
La verticilliose est la maladie que tout propriétaire d’olivier craint de voir s’installer. Et pour cause : il n’existe aucun traitement curatif. Reconnaître ses symptômes tôt et réagir de façon adaptée peut néanmoins limiter les dégâts.
Symptômes en photos : branches qui sèchent subitement, feuilles enroulées
- Dessèchement soudain d’une ou plusieurs branches, souvent en pleine végétation, sans cause apparente de stress hydrique.
- Feuilles qui s’enroulent sur elles-mêmes, brunissent et restent accrochées aux rameaux (elles ne tombent pas comme dans un dessèchement naturel).
- En coupe transversale d’un rameau atteint, les vaisseaux conducteurs apparaissent brunis — signe caractéristique d’une maladie vasculaire.
- La progression peut être rapide (quelques semaines) ou s’étaler sur plusieurs années, selon la pression infectieuse dans le sol.
Verticillium dahliae : champignon du sol, pas de traitement curatif
Verticillium dahliae, selon les données de l’INRAE, est un champignon tellurique extrêmement persistant dans les sols : ses microsclérotines (structures de résistance) peuvent survivre plus de dix ans même en l’absence d’hôte. Il pénètre par les racines et colonise les vaisseaux du xylème, bloquant la circulation de la sève. L’arbre suffoque de l’intérieur.
Soyons clairs : aucun traitement curatif n’est disponible pour la verticilliose. Ne vous laissez pas promettre une guérison certaine.
Prévention et gestion : éviter la contamination croisée
- Ne jamais planter un olivier dans un sol ayant accueilli des cultures très sensibles à Verticillium dahliae : tomates, pommes de terre, aubergines, fraises.
- Couper et brûler les branches atteintes dès leur apparition pour ralentir la progression.
- Sur un arbre gravement touché, envisager l’arrachage pour protéger les oliviers voisins.
- En pot, le remplacement complet du substrat peut permettre de repartir sur une base saine si les racines ne sont pas massivement infectées.
- Favoriser la vie du sol (apports de compost mûr, mycorhizes) pour renforcer la résilience naturelle de l’arbre.
L’anthracnose : les taches sur les olives
Souvent méconnue des amateurs, l’anthracnose est pourtant une maladie économiquement dévastatrice pour les oliviers fruitiers. Elle s’attaque directement aux olives et compromet la récolte.
Symptômes en photos : olives brunies, moisies, tombent prématurément
- Taches circulaires brun-orangé sur la peau des olives, d’abord petites puis s’élargissant rapidement.
- Les olives touchées se ramollissent, brunissent en totalité et se couvrent d’une masse rosée à orange (spores du champignon) par temps humide.
- Chute prématurée des olives avant maturité, ou fruits qui restent sur l’arbre en se momifiant.
- L’huile extraite d’olives atteintes est de mauvaise qualité, avec une acidité élevée.
Colletotrichum acutatum : cycle d’infection automnal
L’anthracnose est causée par Colletotrichum acutatum (et parfois C. gloeosporioides). L’infection débute généralement en automne, quand les pluies arrivent et que les températures baissent. Les olives en cours de maturation (changement de couleur) sont les plus vulnérables. Les spores hivernent sur les olives momifiées et les bois infectés, assurant le cycle d’infection l’année suivante.
Traitement préventif avant récolte
- Ramasser et détruire les olives tombées et les fruits momifiés restés sur l’arbre — ils sont la source principale de contamination.
- Appliquer un fongicide à base de cuivre (bouillie bordelaise) en traitement préventif à la véraison (changement de couleur des olives), généralement en septembre-octobre selon la région.
- Récolter tôt si la pression de la maladie est forte : les olives récoltées vertes ou en début de véraison sont moins touchées.
- Améliorer l’aération du houppier pour que les olives sèchent rapidement après la pluie.
La cochenille de l’olivier : ravageur ou maladie ?
La cochenille n’est pas une maladie au sens strict — c’est un insecte ravageur. Mais ses conséquences sur l’arbre (affaiblissement, fumagine, perte de vigueur) lui confèrent une place incontournable dans tout guide de diagnostic de l’olivier.
Identifier la cochenille en photos : boucliers bruns sur branches et feuilles
- Petits boucliers bruns hémisphériques (2 à 5 mm), fermement accrochés aux rameaux, aux branches et à la face inférieure des feuilles.
- Présence de miellat collant sur les surfaces situées en dessous des colonies.
- Les feuilles et rameaux paraissent « surchargés », la vigueur de l’arbre diminue notablement.
Cochenille noire vs cochenille de l’olivier : différences
La cochenille de l’olivier (Saissetia oleae) est l’espèce la plus fréquente : son bouclier adulte en forme de H est caractéristique. La cochenille noire (Saissetia coffeae) peut coexister sur les mêmes arbres mais est plus rare. Dans les deux cas, les femelles adultes sont les plus visibles et les plus nuisibles ; elles passent l’hiver sur les rameaux.
Traitements naturels et chimiques
- Huile de neem : efficace sur les jeunes larves mobiles (crawlers), à appliquer en fin de printemps lorsque les larves éclosent. C’est le moment où la cochenille est la plus vulnérable.
- Huile blanche minérale : en hiver, sur les formes adultes, elle asphyxie les boucliers en bouchant leurs stigmates respiratoires.
- Savon insecticide (savon noir, savon de potasse) : complète bien les traitements à l’huile de neem.
- En cas d’infestation sévère, des insecticides homologués (pyrèthre naturel, spirotetramat) peuvent être envisagés. Vérifiez l’homologation en France avant tout achat.
La mouche de l’olivier : quand les olives sont attaquées de l’intérieur
Vous ouvrez une olive et découvrez une galerie creusée dans la chair, parfois avec une petite larve blanche à l’intérieur. C’est la mouche de l’olivier qui est passée par là.
Symptômes en photos : trous dans les olives, galeries internes
- Petit trou d’entrée (1 à 2 mm) sur la peau de l’olive, souvent entouré d’une légère décoloration.
- À l’intérieur : galeries creusées dans la pulpe par la larve, chair brunie et partiellement liquéfiée.
- Les olives véroleuses tombent prématurément ou restent sur l’arbre en pourrissant.
- La qualité de l’huile des olives parasitées est fortement dégradée.
Cycle de vie de Bactrocera oleae
Bactrocera oleae est une mouche méditerranéenne dont la femelle pond ses œufs directement dans les olives dès que celles-ci atteignent une certaine taille (été-automne). La larve se développe à l’intérieur du fruit, creusant ses galeries avant de se nymphoser soit dans l’olive soit dans le sol. Plusieurs générations se succèdent entre juillet et novembre. Les années chaudes et humides en automne sont particulièrement favorables à la mouche. L’INRAE a documenté en détail la biologie et les seuils d’intervention de ce ravageur.
Pièges, kaolin et traitements biologiques
- Pièges attractifs (masse ou bouteille avec appât protéique) : à poser dès le mois de juin pour surveiller les populations et capturer les adultes avant la ponte.
- Kaolin : argile blanche pulvérisée en film sur les olives ; elle perturbe la ponte des femelles sans toxicité. À renouveler après la pluie. Utilisable en agriculture biologique.
- Spinosad (issu de fermentation bactérienne) : insecticide biologique homologué UAB, efficace sur les adultes. À appliquer tôt dans la saison, avant la ponte massive.
- La récolte précoce reste la meilleure protection en cas de forte pression : moins le fruit reste longtemps sur l’arbre, moins il est exposé.
Xylella fastidiosa : la nouvelle maladie qui menace les oliviers
Si l’œil de paon ou la verticilliose peuvent être gérés au jardin, Xylella fastidiosa est d’une tout autre nature : c’est une maladie réglementée, soumise à surveillance officielle, dont la progression en Europe a déjà détruit des millions d’oliviers dans le sud de l’Italie.
Symptômes en photos : dessèchement brutal, dépérissement rapide
- Dessèchement soudain et irréversible des extrémités des rameaux (« brûlure » du feuillage), progressant du haut de l’arbre vers le bas.
- Feuilles qui brunissent et restent fixées aux branches mortes, donnant à l’arbre un aspect calciné.
- Dépérissement rapide de l’ensemble du houppier sur une période de quelques mois à quelques années selon la virulence de la souche.
- Aucune lésion caractéristique visible à l’œil nu sur les tissus — le diagnostic est obligatoirement confirmé en laboratoire.
Situation en France : zones réglementées et surveillance
Xylella fastidiosa est transmise par des insectes vecteurs, principalement des cicadelles (notamment Philaenus spumarius). En France, la bactérie a été détectée en Corse et dans certaines zones du Sud de la France. Des zones tampons réglementées sont définies autour de chaque foyer par les autorités phytosanitaires. L’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire) est l’autorité de référence en France pour le suivi de cette maladie ; sa fiche officielle sur Xylella fastidiosa détaille les zones concernées, les végétaux hôtes et les mesures de surveillance en vigueur. Les informations réglementaires sont régulièrement mises à jour, aussi est-il impératif de consulter le site de l’ANSES ou de votre DRAAF régionale pour connaître la situation actuelle.
Que faire si vous suspectez une infection ?
Si votre olivier présente des symptômes évocateurs et que vous vous trouvez dans une zone sensible :
- Ne taillez pas et ne déplacez pas l’arbre avant confirmation — les mouvements de végétaux infectés sont interdits et contribuent à la propagation.
- Signalez immédiatement au service régional de l’alimentation (SRAL) de votre DRAAF ou au numéro vert phytosanitaire national.
- Un technicien habilité viendra effectuer un prélèvement pour analyse en laboratoire.
- En cas de confirmation, les mesures d’arrachage et de destruction sont légalement obligatoires dans les zones réglementées.
Ne vous laissez pas rassurer à tort : Xylella fastidiosa n’a aucun traitement curatif connu à ce jour.
Prévenir les maladies de l’olivier : les bons gestes au jardin
Un olivier en bonne santé est un olivier qui résiste. La prévention n’est pas une option secondaire : c’est la stratégie la plus efficace et la moins coûteuse pour éviter la majorité des problèmes décrits dans cet article.
Taille et aération : la meilleure prévention
La taille annuelle de l’olivier remplit deux fonctions : elle structure l’arbre et elle assainit son environnement immédiat. Un houppier bien aéré sèche rapidement après la pluie, ce qui limite drastiquement le développement des champignons foliaires comme l’œil de paon ou l’anthracnose. Taillez chaque printemps après les risques de gel, en supprimant les branches qui se croisent, les gourmands et les rameaux morts. Désinfectez toujours vos outils avant et après chaque intervention, avec de l’alcool ou un produit virucide — c’est le geste le plus important pour éviter la contamination croisée entre arbres.
Arrosage raisonné et drainage : éviter l’excès d’humidité
L’olivier est une plante méditerranéenne adaptée à la sécheresse : il supporte mal les excès d’eau. Un sol gorgé d’humidité favorise Verticillium dahliae et les pourritures racinaires. En pleine terre, assurez-vous que le sol est bien drainant. En pot, utilisez un substrat bien drainant (mélange terreau/sable/pouzzolane) et des pots avec des trous de drainage suffisants. L’olivier en pot est souvent sur-arrosé par réflexe — attendez que les premiers centimètres de substrat soient secs avant d’arroser à nouveau.
Traitements préventifs au cuivre et en biostimulants
- Bouillie bordelaise de printemps (mars-avril) : application préventive avant les premières chaleurs, ciblant l’œil de paon et l’anthracnose. Renouvelez en automne (octobre) avant les pluies.
- Biostimulants et extraits végétaux (purin d’ortie, extrait de prêle) : ils renforcent les défenses naturelles de l’arbre sans remplacer un vrai traitement, mais constituent un appui utile en programme de prévention globale.
- Paillage au pied de l’arbre : il limite les remontées de spores du sol vers le feuillage lors des pluies, et régule l’humidité du sol.
- Évitez les apports azotés excessifs en engrais : ils stimulent une croissance tendre et rapide, particulièrement sensible aux champignons foliaires.
Appliqués régulièrement, ces gestes simples réduisent significativement la fréquence et la gravité des attaques. Un olivier bien taillé, bien drainé et suivi avec des traitements préventifs au cuivre passera la grande majorité des hivers sans dommages notables — même dans les régions les plus exposées du bassin méditerranéen.
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